Montréal, le 4 juillet 2013 – Soyez vigilant lors de vos balades en forêt cet été. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) constate une recrudescence du risque de contracter la maladie de Lyme, notamment dans certaines régions du sud du Québec. La Dre Annie Demers, omnipraticienne à la Clinique Santé-voyage de la Fondation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), a d’ailleurs déjà rencontré 4 à 5 cas de la maladie depuis le début de la saison estivale.

La maladie de Lyme se transmet à l’humain par la morsure de certaines variétés de tiques, comme la tique à pattes noires, présente dans les régions boisées de la province. Mis à part les femelles, qui grossissent lorsqu’elles sont engorgées de sang, les tiques à pattes noires sont très petites, mesurant de 3 à 5 mm. Leurs nymphes quant à elles mesurent entre 1,5 et 3 mm. Il faut donc redoubler de vigilance et bien inspecter sa peau après vous être rendu dans une région à risque!

Dans bien des cas, la première phase de l’infection débute par une éruption cutanée située autour de la morsure. Il s’ensuit habituellement des symptômes semblables à ceux de la grippe : fatigue, frissons, maux de tête, fièvre, douleurs articulaires et musculaires, ainsi qu’un gonflement des ganglions lymphatiques. Sans traitement, l’infection peut entraîner des symptômes plus graves et persistants.

Lors d’une randonnée en forêt, la prévention est toujours de mise :

  • Demeurez au centre des sentiers de randonnée.
  • Couvrez votre peau en portant des chaussures fermées, des pantalons rentrés dans vos chaussures ou chaussettes ainsi qu’un chandail à manches longues.
  • Portez des vêtements de couleur claire afin de mieux détecter les tiques.
  • Appliquez du chasse-moustiques avec une concentration de DEET de 30 %, il sera également efficace contre les tiques.
  • Après votre randonnée, inspectez votre corps ainsi que celui de vos enfants et de vos animaux. Notez que les morsures de tique n’entraînent souvent aucune douleur.
  • Si une tique s’est accrochée à votre peau, extrayez-la avec soin. Les risques d’infection sont diminués lorsque la tique est retirée dans un délai de 36 heures.
  • Désinfectez la morsure, conservez la tique dans un contenant fermé et consultez un médecin.

« Nous rencontrons des patients qui n’inspectent pas correctement la morsure et confondent la tique pour une plaie séchée, explique la Dre Demers. Certains retirent la tique et la jettent, alors qu’il est recommandé de la conserver afin de pouvoir vérifier si elle était porteuse de la maladie de Lyme. » En effet, sans la tique, il est nécessaire d’effectuer des examens à partir de prises de sang, qui s’avèrent moins fiables qu’un examen de la tique en question.

Pour plus de conseils de nos experts, visitez la Clinique Santé-voyage, avec ou sans rendez-vous, au 1001, rue Saint-Denis, 6e étage ou téléphonez au 514 890-8332.