Montréal, le 13 novembre 2013 – Aux prises avec la guerre civile, la Syrie a vu dernièrement ressurgir une dizaine de cas de poliomyélite chez de jeunes enfants. Ceux-ci n’auraient pas été vaccinés préventivement à la suite du bouleversement des services de santé. Cette maladie grave avait pourtant été éradiquée du pays depuis 1999. Puisqu’une grande partie de la population infectée ne présente parfois aucun symptôme, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) parle déjà d’épidémie.

La poliomyélite est une infection virale hautement contagieuse qui se transmet par le biais d’aliments et d’eau contaminés. Bien que d’après l’Agence de la Santé publique du Canada (ASPC) 90 à 95 % des personnes touchées ne développent pas de symptômes, la maladie peut parfois s’attaquer au système nerveux central et causer une paralysie musculaire, permanente dans certains cas. Lorsqu’elle affecte les muscles respiratoires, la poliomyélite peut s’avérer fatale.

Recommandations en matière de prévention

L’ASPC recommande à tous les voyageurs de se rendre dans une clinique spécialisée en médecine de voyage avant d’entreprendre un séjour à l’étranger. Une rencontre avec les experts de la Clinique Santé-voyage de la Fondation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) vous permettra notamment d’effectuer une révision de votre vaccination de base et d’évaluer quels autres traitements pourraient vous être utiles afin de prévenir toute maladie ou infection.

Avec cette nouvelle éclosion de poliomyélite, il devient d’autant plus important de se protéger adéquatement. Le poliovirus peut facilement être transporté vers d’autres régions du monde, particulièrement celles qui accueillent actuellement des réfugiés syriens, comme l’Europe.

Un ou plusieurs rappels du vaccin contre la poliomyélite pourraient également être nécessaires si vous prévoyez un voyage dans des pays où la maladie est endémique (Afghanistan, Pakistan et Nigéria), dans les régions avoisinantes de ces pays, ainsi qu’aux endroits où le virus a récemment fait surface (Cameroun, Égypte, Éthiopie, Israël, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, et Syrie).

« Les adultes qui n’ont pas reçu de rappel du vaccin depuis l’âge de 18 ans devraient recevoir une nouvelle dose avant de partir en voyage vers une région à risque », souligne le Dr Jean Vincelette, directeur scientifique de la Clinique Santé-voyage et microbiologiste, infectiologue et professeur à l’Université de Montréal. « Il arrive également que l’on n’ait pas reçu le nombre de doses recommandées durant l’enfance, ou bien que l’on n’ait pas été vacciné, poursuit-il. Il est donc très important d’effectuer une révision de la vaccination de base avant tout voyage. »

Avec ou sans rendez-vous, la Clinique Santé-voyage est la destination à ne pas manquer pour un voyage sécuritaire et un retour en pleine santé. Pour plus d’information, composez le 514 890‑8332.